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Lundi 25 février 2008

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Le temps se meure

En une lente agonie,

Et en cette demeure

Elle se flétrie. 

Jadis elle était belle,

Fièrement dressée,

Digne d’une aquarelle,

Ornement de fée… 

Tous l’admiraient

Et voulaient la toucher.

Elle apportait du frais

Et de la gaieté. 

Mais il est des barrières

Qu’il ne faut braver,

Et plus d’un téméraire,

Sur elles, s’y briser. 

Sous cette illusion
De douceur éternelle,

Se cachent les dents d’un lion,

Des épines mortelles. 

Le temps a passé

Et, telle une chimère,

Elle fut oubliée :

Pauvre vie solitaire. 

Mais elle est toujours là,

Silencieuse, secrète…

Elle ne bouge pas,

Elle reste discrète. 

Elle sait qu’un jour viendra

Sa vie reprendra.

De l’ombre elle sortira

Et elle chassera. 

Petite rose gracile

Tu es tumultueuse.

Tu n’es pas docile,

Véritable tueuse… 

Chacun de tes soupirs

Est d’un froid mortel,

Car tu es vampire,

Plus froide que le gel. 

Souvenir de chaleur

Qui s’est estompé,

Tu attends ton heure

En restant là, prostrée…

Par Brinette - Publié dans : Mon côté poète
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Quel jour

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