une nouvelle

Publié le par Brinette

Il m'arrive assez souvent d'écrire. Que se soit pour mon plaisir, mes moments de déprime ou autre... Cette nouvelle, je l'ai écrite pour le prix du jeune érivain 2007, malheureusement, elle n'était pas finie avant la date limite... ce sera pour la prochaine fois !^^

En attendant d'avoir suffisamment d'inspiration pour la terminer, voici le début.

Une nuit enchantée.

 

Il faisait nuit, mais ce n’était guère étonnant en plein mois de décembre. Comme à son habitude, Aliciane rentrait chez elle après avoir passé deux heures au Conservatoire. La housse de sa viole de gambe sur une épaule, son sac sur l’autre, elle se rendait à l’arrêt de bus d’un pas saccadé. Son bus était le dernier de la soirée, mais elle avait encore largement le temps de faire le trajet et n’avait donc pas besoin de se presser. Après tout, elle n’avait qu’une seule rue à descendre !

L’éclairage laissait cependant à désirer et, dotée d’une imagination très fertile, la jeune fille s’attendait à tout moment à voir apparaître quelque chose sortant de l’ordinaire. Totalement fan des romans fantastiques, elle sursautait au moindre bruit, pensant qu’un vampire ou qu’une autre créature de ce genre se tapissait dans l’ombre d’un mur et attendait le moindre faux pas pour fondre sur elle.

Finalement, comme les fois précédentes, elle arriva indemne à l’abris bus. Depuis la rentrée, le seul moment de totale solitude qu’elle connaissait était cet instant particulier du vendredi soir où elle attendait vingt minutes que son bus arrive. Elle se posait alors sur le banc, ouvrait son sac et en ressortait un livre qu’elle dévorait à une vitesse prodigieuse. A dix-sept ans révolus, sa seule véritable passion était la lecture. Cela ne l’aidait d’ailleurs pas tellement à se faire des amis au lycée, car dès qu’elle avait le moindre temps libre, au lieu d’aller discuter avec les autres, elle allait se poser dans un coin et ouvrait un bouquin sans plus se soucier de ce qui l’entourait.

 

Elle en était au milieu du douzième chapitre, un moment clé de son roman, lorsque le lampadaire qui éclairait l’abris bus clignota une bonne minute avant de s’éteindre pour de bon. Elle avait à peine levé les yeux vers la source de son désagrément quand, un à un, tous les lampadaires de l’avenue l’imitèrent, plongeant les lieux dans une obscurité oppressante. Aliciane soupira. Voilà qu’elle allait devoir attendre sans pouvoir lire ! Prenant son mal en patience, elle s’avança jusqu’au bord du trottoir, guettant les phares salvateurs. C’est alors qu’elle réalisa qu’aucun véhicule ne circulait plus dans l’avenue. Perplexe, elle élaborait déjà toute une théorie sur le pourquoi de la chose. Des travaux tardifs bloquaient le chemin ? Une déviation avait été mise en place ? Oui mais elle dans tout ça… Devrait-elle rentrer à pied ? Tout en pestant contre cette malchance qui la frappait, elle rangea ses affaires et s’apprêta à partir en direction de chez elle.

 

" Excusez-moi ! "

Elle se retourna en sursaut. Un petit homme trapu et grisonnant se tenait debout, en face d’elle. Vêtu d’un ensemble vert, un drôle de chapeau sur la tête, Aliciane trouva qu’il avait l’air d’un leprechaun.

" Excusez-moi, reprit-il. Pourriez-vous m’aider ? Je dois me rendre à cette adresse mais je n’en connais pas le chemin. Pourriez-vous me l’indiquer ? "

Il lui tendit un papier sur lequel était griffonné quelque chose. Après un effort pour le déchiffrer, Aliciane reconnut l’adresse d’une curieuse maison biscornue se situant non loin de chez elle. Elle fut un moment tentée de répondre qu’elle ne connaissait pas l’endroit, mais le regard perçant du petit homme semblait avoir deviné ses intentions. Après un sourire forcé, elle répondit.

" Je connais et je peux vous guider jusque là-bas si vous le voulez.

- Grand merci mademoiselle, sans vous j’aurais cherché des heures encore !

- Ce n’est rien, c’est sur ma route de toute manière. " dit-elle dans un léger haussement d’épaules.

C’est donc accompagnée de ce curieux personnage, que la jeune fille reprit sa route. Elle ne se sentait pas très à l’aise. Etait-ce dû à l’apparence pour le moins originale de son compagnon de route, ou au fait qu’aucune voiture ne se faisait plus entendre et que l’avenue était toujours plongée dans le noir ? Quoi qu’il en soit, Aliciane avait opté pour le silence, ne souhaitant pas faire plus ample connaissance avec le petit homme. Ce dernier pourtant ne semblait pas vouloir accéder à cette requête muette et, à peine étaient-ils partis depuis deux minutes, qu’il se mit en tête de s’enquérir quant à l’identité de sa sauveuse. Aliciane hésita. Lui montrer le chemin passait encore, mais elle n’avait pas la moindre envie de dire à cet inconnu qui elle était. Elle se contenta donc juste de son prénom et cela parut satisfaire le bonhomme.

" Vous avez un bien joli prénom mademoiselle, répondit-il. Quant à moi, je me nomme Archibald et je suis ici pour affaires. "

Il tapota avec fierté sur une petite sacoche qu’il tenait dans sa main gauche. La jeune fille écarquilla les yeux devant cette dernière qu’elle venait tout juste de remarquer. Le moins que l’on pouvait dire était qu’elle était atypique. On aurait dit un croissant de lune tout biscornu. Mais le plus surprenant était cette faible lueur qu’elle semblait émettre. Qui avait-il à l’intérieur ? Poussée par la curiosité, toute idée de rester muette l’ayant abandonnée, Aliciane posa la question.

" A l’intérieur ? répondit Archibald avec un petit sourire amusé. Si je vous le disais vous ne me croiriez pas.

- Pourquoi cela ? Est-ce quelque chose de rare ?

- Non seulement rare, mais également magique jeune fille. Je doute que vous en ayez déjà vu "

Aliciane fut surprise par la sincérité de l’homme et encore plus par le sérieux qu’il affichait. Sa curiosité se mêla à de la suspicion. Cet homme était-il un fou récemment échappé d’un asile ? Elle décida d’en avoir le cœur net et s’enhardit donc dans ses questions.

" Et de quel genre d’affaires vous occupez-vous si ce n’est pas indiscret ? demanda-t-elle avec son air le plus innocent.

- Je vois que j’ai éveillé votre intérêt, observa Archibald avec le même air amusé qui semblait ne plus vouloir le quitter. Enfin, votre curiosité est bien légitime et je vais tenter de la satisfaire de mon mieux. "

Il s’éclaircit la gorge comme un conteur s’apprêtant à narrer une vieille ballade, puis se lança dans des explications si surprenantes et si incroyables que la jeune fille crut vraiment qu’il était fou.

" Je suis une sorte de colporteur. Mon travail consiste à trouver des objets pour des personnes et à leur remettre. La plupart du temps ce ne sont que des objets très courants comme

 

Quand je vous avais dit que ce n'était pas fini !^^ Le moins qu'on puisse dire c'est que j'ai été coupée en plein élan... dommage. Enfin, je ne désespère pas de trouver une suite. (Croise les doigts quand même...) :p

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Publié dans ... un peu de tout !

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