La Ballade d'Ameldian

Publié le par Brinette

Cette histoire est récente, mais la conter m’enchante !
Thendara est le théâtre de nombreux faits.
On y connaît les complots, la haine et l’amour,
Et très rares sont ceux qui en soient satisfaits.
Mais parfois, pour eux, il ne suffit que d’un jour…

Un jeune Alton était de ceux là. Fier, loyal,
D’un grand courage… Il n’avait pourtant pas le choix.
Héritier d’un seigneur, il devait se marier,
Sachant que nul ne prendrait en compte sa voix.
A la fille d’un vassal il allait être lier…

Un jour malgré tout le destin parla. Hélas !
Les vents des Hellers avaient amenés l’amour
En la personne de Myralis, damisela
D’une grande beauté. Son sang ne fit qu’un tour,
Car dès qu’il la croisa, Marius sût qu’il l’aima.

La raison doit parfois primer sur la passion.
Marius se maria, la jeune Storn repartit.
Cependant en son sein grandissait un être,
Ne pouvant être gardé à High Kinally.
Par conséquent, il fallait le faire disparaître…

A une famille vassale, l’enfant fut confié,
Lui évitant ainsi le titre de bâtard.
Jamais plus Myralis ne devait le revoir
Car cela jetait l’opprobre sur son kihar,
Et jamais Marius ne devait le savoir.

Deux saisons passèrent, puis les choses s’aggravèrent.
N’ayant pas de nouvelles de son enfant perdu,
Myralis et sa famille allèrent aux nouvelles.
L’entreprise était vaine : il avait disparu.
Il n’y avait plus âme qui vive dans le castel…

Inconsolable tant la douleur était forte,
Myralis s’enfonçait dans un grand désespoir.
« Ô Avarra ! Une telle chose peut-elle se produire ?
Pour lui, pour mon fils, je t’implore tous les soirs.
Ne pourrais-je jamais plus contempler son sourire ? »

Malgré cette dure épreuve, le bonheur revint.
Bien que veuf, Marius était toujours amoureux.
Le mariage célébré, la tristesse exilée,
Myralis et Marius étaient enfin heureux.
Ce n’est pas la fin et je vais vous le prouver.

Plusieurs cueres sont passés. C’est au bal d’un solstice,
Soir de fête, qu’un vrai miracle s’accomplit.
« Ô Avarra, j’ai perdu mon enfant chéri.
Après tant de souffrances, tu me le rends en vie ?
Ô Avarra, pour m’avoir écouté… merci ! »

Un médaillon et un nom ! Il n’en faut pas plus.
Un jeune homme brun aux yeux sombres : Ameldian.
Recueilli et élevé par un simple marchand,
Et n’étant pas de ceux qui vivaient d’expédients,
Il dû, à Thendara, faire tester ses talents.

C’est ainsi qu’il trouva, par le plus grand hasard,
Une famille qui l’accueillit les bras grands ouverts.
Il mourut peu après mais c’est une autre histoire.
La suite étant compliquée à narrer en vers,
Ne m’en veuillez pas d’en rester là pour ce soir.

J’espère que ce récit tout entier vous ravit,
Je pense y avoir mis de la délicatesse.
Vous qui m’écoutez, ne cessez pas de rêver !
Car même lorsque l’on est en proie à la tristesse,
Qui sait ce que le destin peut nous apporter ?

(Une ballade que j'ai écrite pour Soleil Sanglant, le jeu de rôle auquel je joue.)

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Publié dans Un peu de moi...

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