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Lundi 16 juin 2008

On me dit effacée, mais je suis prudente.

On me dit isolée, amère et méfiante…

Ces regards, ces « on » qui me jugent sans cesse

Font de la tristesse ma sensation maîtresse.

 

Même auprès de lui je me sens inutile.

J’ai toujours cette impression d’être futile.

Et si je n’ai pas la force de tout lui dire

C’est qu’au fond de moi j’ai peur que ce soit pire.

 

Si parfois l’envie de tout quitter me tente

La peur que je ressens alors m’épouvante.

J’ai trop de souvenirs auxquels m’attacher,

Bien trop de sentiments que je veux garder.

 

Alors je fais tout pour bien me préserver.

Je joue l’indifférence quand je suis blessée

Et m’efforce de rire pour cacher mes larmes.

C’est comme ça que je suis : telles sont mes armes.

 

J’espère un jour détruire cette forteresse

Qui me donne ces cruelles impressions, sans cesse,

D’être faite de chair autant que de gel,

Me trouver idiote et ne plus être belle.

Par Brinette - Publié dans : Mon côté poète
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